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Vin : le bio peut-il devenir l'ennemi du bien ? Convertir en PDF Version imprimable Votre mail
Alimentation & gastronomie
23-01-2008
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C’est une notion très à la mode mais dangereuse quand on y pense. Le bio est dans toutes les bouches mais peu savent en réalité ce qui se cache derrière cette grande notion pleine de vertu.

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À commencer par une clientèle anglo-saxonne qui ne jure que par ça. Sous-entendu, tout ce qui n’est pas bio n’est pas bon. C’est une erreur. Le bio est aujourd’hui une tendance complexe. Il y a ceux qui le sont sans l’être, ceux qui ont obtenu ou vont obtenir la certification (AB pour agriculture biologique) et ceux qui ont opté pour la biodynamie. Cela fait beaucoup pour le consommateur. Le bio est évidemment une prise de conscience louable : produire en respectant le sol, la vigne et donc… le consommateur. Mais savez-vous que certains produits bio cachent volontiers les produits qui entrent dans sa composition ?

Étrange. Le bio est en bonne voie mais tout n’est pas encore réglé. Nombre de viticulteurs se montrent aujourd’hui prudents. Il ne faut tout de même pas faire n’importe quoi sous la pression des journalistes et de certains clients qui n’ont jamais mis les pieds dans un vignoble. Le bio est intéressant car il appelle la viticulture à repenser ses méthodes de travail mais n’est en aucun cas un gage de qualité : il y a d’ailleurs des producteurs qui s’affirment bio et qui ne le sont pas.

Mais la tendance est intéressante, elle appelle au retour à une viticulture propre, le terme de viticulture raisonnée n’étant plus guère employé. La majorité des domaines a pris conscience qu’il valait mieux prévenir que guérir… Fini donc les pesticides vaporisés systématiquement pour éviter les maladies et autres agressions, le vigneron surveille et apporte des réponses adaptées aux diverses attaques qui surviennent sur sa vigne ; utilise l’herbe pour protéger ses parcelles, utilise à bon escient le cuivre. Certains vont même pulvériser du quartz pour renforcer la plante. Peu importe la méthode pourvu que les vins soient faits le plus naturellement du monde.

Le bio n’est donc pas un label mais une philosophie. Les grands domaines font du bio sans le dire et ce n’est pas plus mal comme ça. L’essentiel est là : garantir aux consommateurs que le produit mis en bouteille a été fait en respect avec l’environnement. Cette notion paraît évidente aujourd’hui, pas besoin de logo pour cela.

Patrick Lebas 

http://www.divine-comedie.com



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