| Les entreprises ne forment pas assez leurs collaborateurs à l'éthique des affaires |
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| Etudes & Formation | |
| 06-03-2007 | |
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Une étude d'Integrity Interactive souligne les obstacles rencontrés par les entreprises européennes pour mettre en place les garde-fous nécessaires contre la rupture de l’éthique des affaires
Les codes de conduite des entreprises et les pressions des législateurs ne prémunissent pas contre une mauvaise éthique des affaires. C’est le principal enseignement d’une étude paneuropéenne (“2007 European Corporate Integrity Survey*”) publiée par Integrity Interactive, une entreprise spécialisée dans la formation en ligne sur les questions d’éthique des affaires et l’association des juristes d’entreprise ACC (Association of Corporate Counsel). Les résultats sont le fruit d’une étude menée auprès des directeurs juridiques et des directeurs de l’éthique (Chief Compliance Officers) des 500 plus importantes entreprises cotées en Bourse. Cette étude européenne, première du genre à souligner les conséquences de l’éthique sur l’activité des sociétés, révèle que les entreprises européennes s’attendent à une augmentation de la demande des programmes de formation à l’éthique des affaires de la part des législateurs. La grande majorité des personnes interrogées estiment que toutes les parties prenantes telles que les clients (72%) et les investisseurs (76%) vont demander une amélioration des programmes de formation à l’éthique des affaires. Cependant, en dépit de cet accroissement de la pression et des risques, seules 56% des personnes interrogées pensent avoir mis en place les politiques nécessaires pour prévenir les risques liés à l’éthique. 1 personne sur 10 (9%) seulement s’attend à ce que les budgets de formation dédiés à cette activité augmentent significativement dans leur entité. De nombreuses entreprises n’auront donc pas les budgets suffisants pour faire face à une demande croissante, prenant le risque de développer de nouveaux scandales. “Pour la première fois, une étude présente la façon dont l’éthique des affaires est appréhendée par les entreprises et les résultats sont inquiétants. Alors que de grands scandales ont éclaté ces dernières années, comme par exemple celui de Parmalat, notre étude montre que de nombreuses entreprises n’auront pas les ressources nécessaires pour se prémunir contre ce type d’événements,” a déclaré Paul Basson, président d’Integrity Interactive Europe. Autre résultat important : alors que 99% des entreprises ayant répondu à cette enquête ont un code de conduite qui décrit ce que les collaborateurs doivent faire ou ne pas faire, ou un règlement listant les principes et valeurs auxquels les collaborateurs doivent adhérer, seuls 50% d’entre elles s’assurent que leurs collaborateurs peuvent y accéder. 22% des entreprises envoient leur code de conduite à un nombre restreint de collaborateurs. Pourtant 72% d’entre elles pensent que tous les collaborateurs devraient en avoir connaissance. “La majorité des entreprises ont développé un code de conduite ou de grands principes, mais les différences résident dans la progression de la diffusion, de la mise en oeuvre et du contrôle de l’efficacité de ces codes. Aux Etats Unis, les entreprises ont passé ces dernières années à concentrer leurs efforts sur l’éthique des affaires alors que la plupart des entreprises européennes commencent à peine” poursuit Frederick J. Krebs, président de l’ACC (Association of Corporate Counsel). Mais ce n’est pas le seul problème des entreprises. L’étude montre qu’elles doivent faire face à des obstacles importants dans la mise en place de programme de formation à l’éthique des affaires. Par exemple, les conflits avec d’autres priorités de l’entreprise (54%), le manque de ressources et de compétences en interne (29%) ou le manque de budget (25%). Près de la moitié des entreprises (47%) doivent partager leurs budgets entre plusieurs priorités et un cinquième des entreprises n’ont pas de budget dédié. L’étude met également en lumière que l’éthique est devenue un sujet de préoccupation au sein des conseils d’administration. En effet, 55% des entreprises répondent que le principal moteur de développement d’un tel programme est le conseil d’administration. La moitié des entreprises souhaitent également « bien faire » et 47% désirent construire une culture commune à travers leurs activités. Les autres facteurs clés sont les codes de conduite (42%), la protection de la réputation de la marque (38%) et la protection des actionnaires (37%). « Pour que les programmes d’éthique des affaires atteignent leurs objectifs, il est impératif de mettre en place les étapes nécessaires à la bonne compréhension de la politique de l’entreprise par les collaborateurs. Placer un code de conduite sur un intranet n’est pas suffisant car la plupart du temps, les collaborateurs ne vont pas le consulter d’eux-mêmes. Les formations et l’évaluation de la bonne compréhension de ces règles de conduite jouent un rôle significatif pour protéger une entreprise d’un scandale. Ne pas le mettre en place peut avoir des conséquences néfastes», conclut Paul Basson.
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